La Mume m'a, plutôt gentiment, appelé très brièvement pour me dire que notre retour (qui date de quatre ans) la réjouissait. heureusement que nous habitons plus près d'eux maintenant.
C'est plutôt gentil, mais je m'interroge : sachant que la Mume et le Mu sont toujours occupés et débordés, que change notre déménagement pour eux ? Pas grand chose... C'est surement une sorte de tranquillité morale supérieure....
dimanche 20 mars 2011
La Mume m'a, plutôt gentiment, appelé très brièvement pour me dire que notre retour (qui date de quatre ans) la réjouissait. heureusement que nous habitons plus près d'eux maintenant.
C'est plutôt gentil, mais je m'interroge : sachant que la Mume et le Mu sont toujours occupés et débordés, que change notre déménagement pour eux ? Pas grand chose... C'est surement une sorte de tranquillité morale supérieure....
C'est plutôt gentil, mais je m'interroge : sachant que la Mume et le Mu sont toujours occupés et débordés, que change notre déménagement pour eux ? Pas grand chose... C'est surement une sorte de tranquillité morale supérieure....
samedi 12 mars 2011
Cette compréhension toute récente de certains mécanismes familiaux m'attriste et me soulage tout à la fois. M'attriste, car tout ce que je croyais simple, pur, mignon, facile, s'avère plus compliqué que je ne le croyais. Me soulage, puisque je crois qu'il me sera facile de m'écarter d'eux (avec cette compréhension nouvelle, ils m'écoeurent légèrement) et que eux aussi s'écarteront de moi.
Tout de même, il est dommage d'en arriver là.
J'ai songé aussi que je pourrais être l'artisan d'une nouvelle "unité familiale" _ unité fausse bien entendu, mais si j'organisais ponctuellement des repas de famille (même une fois par an, ils viendraient).
Mais sans enthousiasme. Mais je pourrais, pour... la gloire, ou pour "la famille". Je ne le ferai pas. Nous nous déliterons.
Tout de même, il est dommage d'en arriver là.
J'ai songé aussi que je pourrais être l'artisan d'une nouvelle "unité familiale" _ unité fausse bien entendu, mais si j'organisais ponctuellement des repas de famille (même une fois par an, ils viendraient).
Mais sans enthousiasme. Mais je pourrais, pour... la gloire, ou pour "la famille". Je ne le ferai pas. Nous nous déliterons.
mercredi 9 mars 2011
mardi 1 mars 2011
J'ai regardé un vieux James Bond. Souvenir d'une période de ma vie où tout était simple, zen, et heureux.
Probablement très inconsciente, tout me faisait plaisir... Il y avait des choses difficiles, mais voir un film me mettait vraiment en joie... Si seulement je pouvais retrovuer cette légèreté...
Il le faudrait, il le faudrait vraiment. Très probablement, actuellement, je suis plus angoissée que vraiment réaliste... C'est certainement les journaux, la télé qui m'angoissent... Parce que tous les malheurs du monde, qu'y peut-on réellement ?
Probablement très inconsciente, tout me faisait plaisir... Il y avait des choses difficiles, mais voir un film me mettait vraiment en joie... Si seulement je pouvais retrovuer cette légèreté...
Il le faudrait, il le faudrait vraiment. Très probablement, actuellement, je suis plus angoissée que vraiment réaliste... C'est certainement les journaux, la télé qui m'angoissent... Parce que tous les malheurs du monde, qu'y peut-on réellement ?
vendredi 25 juin 2010
Mon enfant, ma soeur,
Songe à la douceur
D'aller là-bas vivre ensemble !
Aimer à loisir,
Aimer et mourir
Au pays qui te ressemble !
Les soleils mouillés
De ces ciels brouillés
Pour mon esprit ont les charmes
Si mystérieux
De tes traîtres yeux,
Brillant à travers leurs larmes.
Là, tout n'est qu'ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.
Des meubles luisants,
Polis par les ans,
Décoreraient notre chambre ;
Les plus rares fleurs
Mêlant leurs odeurs
Aux vagues senteurs de l'ambre,
Les riches plafonds,
Les miroirs profonds,
La splendeur orientale,
Tout y parlerait
À l'âme en secret
Sa douce langue natale.
Là, tout n'est qu'ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.
Vois sur ces canaux
Dormir ces vaisseaux
Dont l'humeur est vagabonde ;
C'est pour assouvir
Ton moindre désir
Qu'ils viennent du bout du monde.
- Les soleils couchants
Revêtent les champs,
Les canaux, la ville entière,
D'hyacinthe et d'or ;
Le monde s'endort
Dans une chaude lumière.
Là, tout n'est qu'ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.
Songe à la douceur
D'aller là-bas vivre ensemble !
Aimer à loisir,
Aimer et mourir
Au pays qui te ressemble !
Les soleils mouillés
De ces ciels brouillés
Pour mon esprit ont les charmes
Si mystérieux
De tes traîtres yeux,
Brillant à travers leurs larmes.
Là, tout n'est qu'ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.
Des meubles luisants,
Polis par les ans,
Décoreraient notre chambre ;
Les plus rares fleurs
Mêlant leurs odeurs
Aux vagues senteurs de l'ambre,
Les riches plafonds,
Les miroirs profonds,
La splendeur orientale,
Tout y parlerait
À l'âme en secret
Sa douce langue natale.
Là, tout n'est qu'ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.
Vois sur ces canaux
Dormir ces vaisseaux
Dont l'humeur est vagabonde ;
C'est pour assouvir
Ton moindre désir
Qu'ils viennent du bout du monde.
- Les soleils couchants
Revêtent les champs,
Les canaux, la ville entière,
D'hyacinthe et d'or ;
Le monde s'endort
Dans une chaude lumière.
Là, tout n'est qu'ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.
lundi 31 mai 2010
Le vent avait chassé la pluie aux larges gouttes,
Le soleil s'étalait, radieux, dans les airs,
Et les bois, secouant la fraîcheur de leurs voûtes,
Semblaient, par les vallons, plus touffus et plus verts !
Je montai jusqu'au temple accroché sur l'abîme ;
Un bonze m'accueillit, un bonze aux yeux baissés.
Là, dans les profondeurs de la raison sublime,
J'ai rompu le lien de mes désirs passés.
Nos deux voix se taisaient, à tout rendre inhabiles ;
J'écoutais les oiseaux fuir dans l'immensité ;
Je regardais les fleurs, comme nous immobiles,
Et mon coeur comprenait la grande vérité !
Le soleil s'étalait, radieux, dans les airs,
Et les bois, secouant la fraîcheur de leurs voûtes,
Semblaient, par les vallons, plus touffus et plus verts !
Je montai jusqu'au temple accroché sur l'abîme ;
Un bonze m'accueillit, un bonze aux yeux baissés.
Là, dans les profondeurs de la raison sublime,
J'ai rompu le lien de mes désirs passés.
Nos deux voix se taisaient, à tout rendre inhabiles ;
J'écoutais les oiseaux fuir dans l'immensité ;
Je regardais les fleurs, comme nous immobiles,
Et mon coeur comprenait la grande vérité !
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